Boerentoren

Quand un gratte-ciel financier devient une tour de la culture innovante

Rassembler Fernand Huts et Davy Demuynck, c’est l’alchimie assurée. Les deux entrepreneurs ont la même vision claire, débordent d’ambition et aiment sortir des sentiers battus. Leur projet commun de faire revivre la Boerentoren constitue un défi de taille. Mais avec cette tour de la culture, ils entendent précisément entrer dans l’histoire.

Pragmatisme et innovation

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« Fernand, j’ai une idée. » C’est un euphémisme de dire que l’appel téléphonique de Davy Demuynck, CEO d’ION, à Fernand Huts, l’un des principaux entrepreneurs d’Anvers, était une bonne décision. « Pour qu'ION rem- porte l’appel d’offres de KBC, nous devions nous montrer créatifs et innovants. »

Pour rénover la Boerentoren, Davy Demuynck envisage immédiatement un partenariat avec  Katoen  Natie.  «  J’ai  commencé  ma carrière chez Fernand Huts et je sais que nous sommes faits de la même étoffe, avec une approche pragmatique et innovante. Je suis très admiratif de ce qu’il accomplit au niveau international. »

Fernand Huts a beau parcourir le monde, c’est un véritable Anversois, qui a grandi dans le Seefhoek. C’est également un ponte de l’art flamand, qui possède une vaste collection d’art via The Phoebus Foundation et a organisé de nombreuses expositions de haut niveau ces dernières années. Un brainstorming a suffi pour décider que la Boerentoren deviendrait une tour de la culture. Katoen Natie rachète alors le bâtiment et ION se charge de réaménager ce gratte-ciel emblématique de A à Z.

« Plus une ville a de culture à offrir, plus elle a de charisme, affirme Fernand Huts. La valeur patrimoniale de l’emblématique Boerentoren est énorme. Elle symbolise l’émancipation financière et économique flamande. Nous voulons faire de cette tour une référence artistique et sociale pour Anvers et la Flandre. La Boerentoren 2.0 sera une tour de la culture dont tout le monde pourra être fier. »

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Philanthropie

Après une période d’inoccupation, le monument va retrouver un nouveau souffle. Il com- prendra des salles d’exposition, des salles de cinéma, un dépôt d’art, un atelier de restau- ration et un jardin de sculptures. Le rez-de- chaussée et le premier étage comporteront des espaces commerciaux, et des bureaux, des appartements et des établissements horeca s’y installeront également. Deux salles panoramiques offriront une vue spectaculaire sur Anvers. « Ce projet est une histoire de philanthropie, inédite en Europe, ajoute Davy Demuynck. Presque tous les bâtiments de cette envergure sont des lieux très fermés. Notre objectif est d’ouvrir la plus grande partie possible de la tour au public. Notre volonté est que la Boerentoren devienne une source d’expérience pour le public. Nous voulons donc que le bas du bâtiment puisse être traversé, afin que les passants s'y promènent, y passent un moment et aient envie de jeter un coup d’œil à l’intérieur. »

Un projet tourné vers l’avenir

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ION est rapidement devenu l’un des cinq principaux acteurs de Belgique. Ce projet exceptionnel mettra encore plus en lumière le promoteur immobilier de Flandre occidentale. « C’est le plus grand projet que nous allons développer en une seule phase. Il nous mettra à l’épreuve dans tous les domaines. Mais je suis confiant. Nous sommes prêts à relever ce défi. Une équipe dédiée travaillera à plein temps sur ce projet. »

La tour risque de faire parler d’elle, même à l’étranger. « Il est tout à fait logique que la tour acquière aussi une certaine reconnaissance sur la scène internationale, estime Fernand Huts. Katoen Natie est une entre- prise internationale, implantée dans quarante pays. Avec The Phoebus Foundation, nous avons l’ambition de nous mesurer aux plus grands noms du monde, comme le musée Thyssen-Bornemisza à Madrid. Le défi est énorme, mais c’est exactement ce qui nous enthousiasme : construire un monument qui soit 100 % tourné vers l’avenir. »