Beau De L'air

Début octobre, Francine Raes a fêté ses 87 ans et venait d’emménager dans son appartement-services de Beau de l’Air. Elle a passé presque toute sa vie dans la région d’Anvers, où elle était femme au foyer. Après la mort de son mari, Francine a déménagé à la côte. Aujourd’hui, elle ne peut plus se passer de la mer : elle profite pleinement de sa vie à Knokke-Heist.  

Beau de l’Air est prêt à ouvrir ses portes. Les 55 appartements-services sont finis, les tables du restaurant sont dressées et le journal at- tend ses lecteurs dans le salon commun. Tous les logements sont vendus, il ne reste plus qu’à attendre que tous les résidents aménagent leur nouveau domicile.  

Adieu, l’arrière-pays!

Beau De L'air

"Je suis née à Hingene, une commune qui n’existe plus depuis sa fusion avec Bornem. C’est un magnifique endroit calme et vert. J’ai toujours aimé y vivre : d’abord enfant, puis avec mon mari et mon fils. Une fois plus âgés, mon mari et moi avons déména- gé dans un appartement à Bornem. Après sa mort et après que mon fils a acheté un appartement à Knokke-Heist, j’ai décidé, il y a près de seize ans, de m’installer aussi à la côte. "  

"Depuis que je vis à la mer, ma vie a bien changé. La vie y est calme et saine. De plus, j’ai rencontré beaucoup de gens ici. Je suis membre de l’association de seniors Okra et de l’association socioculturelle Liberale Vrouwen. Je joue régulièrement aux cartes au centre culturel de mon quartier. J’ai du mal à imaginer qu’un habitant de Knokke veuille un jour revenir s’installer dans l’arrière-pays."  

Ik ga en sta waar ik wil
Beau De L'air

Des soins en toute liberté

'Mon amie et moi avons notre propre table de Rummikub, Installée spécialement pour nous!' 

"Je ne regrette pas du tout d’avoir quitté mon propre appartement de Knokke-Heist pour m’installer à Beau de l’Air. La raison : ici, tout le monde s’occupe bien de moi, mais je garde ma liberté. En arrivant, je suis tombée malade et j’ai dû rester chez moi pendant dix jours. Avant, j’aurais eu du mal à vivre cette convalescence. Je vivais seule et mon fils ne pouvait pas venir tous les jours. Ici, j’ai été par- faitement prise en charge : mes repas et mes médicaments étaient directement amenés chez moi. Dans mon appartement se trouve un bouton rouge sur lequel je peux appuyer jour et nuit, si j’ai besoin d’aide. Il y en a également un à côté de mon lit et dans la salle de bains. En appuyant dessus, je peux directement parler à un membre du personnel soignant."  

"Par ailleurs, je fais naturellement ce que je veux moi-même. J’ai ma propre entrée et je vais et viens comme je l’entends. Chaque semaine, je vais jouer deux fois aux cartes, je vais au restaurant à Knokke et tous les mois, je joue au jeu de palet avec l’association Okra. Je peux évidemment inviter mon fils ou mes amies. Si nous le souhaitons, nous pouvons nous asseoir dans le salon commun ou manger au restaurant. J’ai déjà invité quelques fois une amie à jouer au Rummikub avec moi. On nous a même préparé notre propre table de Rum- mikub. Elle a été installée spécialement pour nous et est toujours prête à nous accueillir. C’est aussi pour ça que je me sens bien ici ", explique Francine en riant.  

"Même quand mes amies ou ma famille ne sont pas là, je ne manque pas de contacts sociaux. Lieselot, la réceptionniste, s’occupe très bien de moi. Nous discutons souvent en- semble dans le salon ou nous buvons un verre de vin dans mon appartement. Bientôt, je pourrai me rendre en voiture au marché tous les mercredis matins. Quand tous les résidents seront là, d’autres activités seront organisées, comme des spectacles ou des après-midi de jeu. À l’étage, il y a également un petit salon de coiffure, une salle de fitness et un espace bien-être. Je me sens bien et en sécurité ici. Je recommande d’ailleurs chaudement ces ap- partements-services aux personnes de mon âge!"